Le mouvement des cadets prend de l’ampleur

En Oudmourtie, le mouvement des cadets prend de l'ampleur.
Plus qu'un outil indispensable pour l'éducation patriotique de la jeunesse, le mouvement des cadets est aussi une façon efficace de former des cadres professionnels pour l'armée et les forces de l'ordre. Et la République Oudmourtie n'est pas en reste de ce type d'évolutions.
La capitale d'Oudmourtie, Ijevsk, vient d'ouvrir une école de cadets sous l'égide de l'Institut National de Sécurité et de Justice de la Fédération de Russie. C'est Alexandre Bastrykine, le président de l'Institut, qui a lancé cette idée, lors de sa dernière visite en Oudmourtie. Comment prend-elle forme, en quoi ses premiers pas sont-ils prometteurs ?
C'est ce que nous avons demandé au directeur de l'antenne locale de l'Institut National de Sécurité et de Justice, le colonel Vladimir Anatolievitch Nikechkine.
- L'Institut National de Sécurité et de Justice a ouvert une classe de cadets à Ijevsk, dans les locaux de l'Institut Juridique d'Ijevsk (IJI), qui est une filiale de l'Académie de droit russe du Ministère de la Justice de la Russie. Pourquoi avez-vous arrêté votre choix sur cette université-là ?
« Cela fait déjà longtemps que nous collaborons avec l'Institut Juridique d'Ijevsk, depuis près de dix ans. Je participe moi-même à la formation des jeunes qui sortent de cette université : j'ai à plusieurs reprises dirigé la Commission supérieure d'attestation, et j'assiste régulièrement aux soutenances des travaux de fin d'études à l'IJI. C'est pourquoi je sais que l'institut mérite sa renommée. Le niveau de connaissances acquises au cours de cette formation professionnelle de qualité nous donne entière satisfaction. Et donc ce n'est pas un hasard si nous comptons de jeunes diplômés de l'IJI dans nos rangs. Il m'est souvent arrivé, juste après une soutenance, de dire à plusieurs diplômés : « Rejoignez-nous, nous sommes tout à fait en mesure de vous enrôler dans notre réserve de cadres. »
De plus, comme dans toute initiative importante, le facteur relationnel joue son rôle. Nous entretenons d'excellents rapports avec la directrice de la filiale, Alla Removna Oussievitch, qui est également responsable de l'Association des Juristes d'Oudmourtie. C'est pourquoi j'étais convaincu qu'elle arriverait à créer une classe de cadets dont le niveau serait élevé, au vu du professionnalisme et du sens des responsabilités qui sont les siens. »
- Bref, un début encourageant. Comment voyez-vous l'avenir de cette classe de cadets ? Que vont apprendre les futurs agents d'instruction sur les bancs de cette école ?
« L'organisation de la classe de cadets est encore au stade des préliminaires. Mais les éléments les plus importants sont déjà définis. D'ici peu, nous aurons probablement déterminé la spécialisation professionnelle des cadets. C'est que notre tâche majeure est de susciter chez les jeunes l'envie de travailler à l'Institut National de Sécurité et de Justice. Dès à présent, nous enrôlons les cadets de plus de 18 ans en tant qu'assistants à l'antenne pour l'Oudmourtie. Lors de leur temps libre, ils peuvent s'y former aux tactiques et aux stratégies du travail de l'instruction. La théorie doit se coupler à la pratique. À mon avis, c'est la meilleure façon d'organiser le cursus universitaire. Et nous avons aussi l'intention d'ouvrir des classes de cadets dans d'autres villes d'Oudmourtie, par exemple, dans le raïon de Votkinsk. »
« C'est avec optimisme que je considère les perspectives d'avenir du mouvement des cadets en Oudmourtie. Les jeunes sont brillants, donc nous pouvons être sereins quant au destin du pays. »
L'école des cadets
Nul n'est besoin de présenter Alla Vassilievna Eremenko en Oudmourtie. Elle doit sa notoriété à une longue carrière dans l'enseignement qui lui vaut de faire autorité auprès de ses nombreux élèves et de leurs parents, de ses collègues, ainsi que des fonctionnaires locaux. Aujourd'hui, Alla Vassilievna travaille comme directrice adjointe de l'Institut Juridique d'Ijevsk, qui est rattaché au Ministère de la Justice. Elle occupe également le poste de présidente de la Commission de la Chambre Sociale pour l'Oudmourtie en matière d'éducation, de science et de culture. Il n'est donc pas surprenant que l'on ait décidé de créer l'école des cadets de l'Institut national de Sécurité et de Justice dans les locaux de son collège, l'IJI.
Nous lui avons demandé de raconter comment cette école a été créée.
« Nous avons étudié avec la plus grande attention la proposition de l'Institut National de Sécurité et de Justice. Nous avons commencé par consulter les parents de nos élèves. Nous avons alors décidé que ce serait les élèves de deuxième année, qui avaient réussi leur concours, qui intégreraient l'école. Pour suivre ses enseignements, il faut jouir d'une bonne santé et présenter un parcours scolaire exemplaire. Et, bien entendu, l'accord des parents est obligatoire.
« En ce sens, notre objectif principal est l'éducation patriotique des élèves. Nos futurs diplômés doivent faire preuve de courage et de virilité, mais aussi de professionnalisme, évidemment.
« Avant de commencer leur cursus universitaire, nos jeunes ont été reçus à l'antenne de l'Institut National de Sécurité et de Justice pour l'Oudmourtie. Là, devant le corps enseignant, ils ont prêté serment : toujours respecter la Constitution de la Russie, défendre leur Patrie, et se forger un caractère viril. Le colonel Vladimir Nikechkine leur a remis les épaulettes des cadets. C'était une cérémonie très émouvante ! Les étudiants ont regardé un documentaire sur le travail de l'Institut National de Sécurité et de Justice et ont visité le musée. Ils ont également assisté à une conférence sur la lutte contre la corruption. Enfin, une rencontre avec le président de l'Institut National de Sécurité et de Justice de la Fédération de Russie, Alexandre Bastrykine, leur a été ménagée.
« Tout cela s'est passé en automne dernier. On peut déjà dresser un bilan provisoire de la première année de fonctionnement de l'école des cadets. Les jeunes sont devenus bien plus disciplinés et apprennent mieux. Aucun élève n'est en difficulté. La suite du programme ? Mettre en place des cours d'éducation physique dans la salle de sport de l'Institut National, et organiser des sorties sur le terrain. En ce moment, nous définissons le planning des cours qui seront dispensés par des spécialistes de l'Institut National.
« Nous avons ainsi commencé à réaliser un excellent projet. Je pense que notre entreprise sera couronnée de succès. ».
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------NDT : période de dégel qui entraîne la formation d'une boue gluante à la surface du sol.
Auteur: Sergueï Kravtchenko.
Traduit du russe par Alizée Dietrich.
Source: « https://udmpravda.ru/articles/kadetskoe-dvizhenie-v-udmurtii-nabiraet-oboroty ».
Publié dans Oudmourskaya Pravda le 25 mars 2016.
Source Photo: Wikipédia.
